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Slow-Flower addict

Avec le pavot, mettons fin à notre dépendance aux roses rouges importées

Bouche en cœur, fraises et roses rouges… La Saint Valentin approche, tou.te.s aux abris !

Chez Fleurs d’Ici, on aime l’amour, mais on ne tient pas à ce rendez-vous devenu un passage obligé un peu trop commercial.

Toutefois, cette journée est devenue LA journée où l’on parle de fleurs, nous procurant ainsi l’occasion idéale de remplir notre mission de sensibilisation des Français.es à la provenance et la saisonnalité des fleurs. (1)

Pour les fleuristes, ce seul jour peut représenter jusqu’à un quart de leur chiffre d’affaires annuel : un enjeu de taille donc dans une profession fragilisée, puisque 1 fleuriste sur 7 a mis la clef sous la porte depuis le début de la crise sanitaire.

Loin de nous donc l’idée de vous détourner de la bonne idée d’acheter des fleurs ce jour là, (ou tous les autres jours de l’année hein !), pour votre amoureux/amoureuse, pour vous mêmes ou pour qui vous voudrez. 

Notre intention est plutôt de nous sortir collectivement de la dépendance à la sempiternelle rose rouge importée (elle représente les ¾ des ventes de fleurs le 14 février !), peu respectueuse de l’environnement et des hommes, en proposant des alternatives aussi belles que bonnes.

Chez Fleurs d’Ici, l’équipe a chaque année des débats passionnés pour savoir quelle fleur mettre en avant pour la Saint Valentin, pour symboliser la beauté glorieuse et glamour des fleurs locales.

L’année dernière, nous avions opté pour la violette, une belle endormie un brin rétro. 

Dans la même lignée cette année, nous avons finalement opté pour le pavot, une fleur rare et précieuse, qu’on avait oubliée, car inintéressante aux yeux des industriels de la fleur du fait de son incapacité à supporter les voyages en avion et autres traitements que subissent les fleurs d’importation.

Et puis on trouvait ça intéressant de vous montrer une fleur du mal sous son vrai jour, c’est à dire une fleur qui fait du bien à l’emploi et à l’environnement, d’utiliser cette fleur associée à la dépendance et l’addiction pour en faire l’étendard du retour à la souveraineté florale, bref, faire de cette fleur le symbole de notre liberté et de notre autonomie retrouvée en matière de production florale !

Des pavots en cette saison ?

Qui dit pavot, dit coquelicot, cette jolie fleur sauvage qui vient colorer les champs de blé de mai à août. 

Eh oui, mais le pavot que nous vous proposons est un lointain cousin de ce gentil coquelicot : il s’agit là d’une variété boréale originaire d’Islande à la floraison précoce.

Ce sont d’ailleurs ceux que l’on retrouve parmi les toutes premières fleurs du printemps dans les allées des jardins botaniques.

Les pavots d’Islande que nous vous proposons sont cultivés sous serre non chauffée, non éclairée, par Audrey et Ludovic Morel dans le Var (83). 

Ci-contre des pavots en bouton dans la serre de nos partenaires horticulteur.rice.s.

Ayant vu ses grands-parents horticulteurs tirer le diable par la queue, Audrey s’était tournée vers une carrière dans la vente, pensant y trouver un meilleur confort de vie.
Elle reprend toutefois l’exploitation familiale mais pour y faire du maraîchage, avec un circuit de vente directe sur les marchés. Cette activité de vente et ses contraintes pèsent lourd dans l’organisation de la vie de famille de la jeune femme, et c’est alors qu’elle revient à la fleur, qui lui permet plus de souplesse dans l’organisation de son temps.

Depuis, Audrey a été rejointe par son mari Ludovic, ancien fonctionnaire. Ensemble, ils développent l’exploitation horticole et produisent aujourd’hui de nombreuses espèces parmi lesquelles ont retrouve les pavots mais aussi les anémones et le dahlia.  Les serres de la famille Morel ne sont ni chauffées, ni éclairées, capitalisant seulement sur le climat doux du Var et la qualité de son sol, ce qui limite encore plus l’empreinte carbone de leurs fleurs !

Pour briller par votre culture, quelques anecdotes sur le pavot

Les traces de pavots les plus anciennes retrouvées en Europe datent d’il y a  quelques  4 000 années ! Autant dire que cette fleur a accompagné l’humanité pendant de nombreuses générations grâce à ces propriétés somnifères, analgésiques ou sédatives. Les sumériens l'appelaient “Plante de joie” pour l’euphorie que dégage son suc. La mythologie grecque fait du pavot l'attribut de Morphée, qui, depuis le ciel, lance tous les soirs des pavots pour endormir l’humanité.

Au Moyen-Age on retrouve le pavot dans les pharmacopées, c’est-à-dire dans les jardins des abbayes et des châteaux, à l’instar de Charlemagne qui en recommande la culture vers la fin du VIIIe siècle.

À partir de la Renaissance, l’utilisation de graines de pavot est avérée dans de nombreuses recettes sucrées et salées, sa graine ayant la réputation d’apaiser les enfants. 

De nos jours, la culture du pavot est très strictement réglementée et fait l’objet d’un monopole d'État au profit des entreprises pharmaceutiques : La France est ainsi le 3ème producteur de pavot licite au monde. Les champs de pavots font l’objet d’une surveillance soutenue afin d'éviter le détournement des fruits pour la production de stupéfiants. 

Si la relation étroite qu’ont entretenue les poètes romantiques, dont Baudelaire, avec cette fleur du mal est bien connue, sa célébration par les architectes et les designers de la Belle Époque est quant à elle plus confidentielle. Le pavot a pourtant été une des grandes inspirations dans l’Art Nouveau, telle que sur la magnifique façade de la Majolikahaus à Vienne. Pour en savoir plus sur le pavot dans l'Art Nouveau nous vous conseillons la lecture de cet article sur le pavot et l'Ecole de Nancy.

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