Une Saint Valentin au parfum singulier

Une fête de l'amour qui célèbre cette année un savoir faire horticole ancestral

Des violettes pour la Saint Valentin ?

Dans un monde où 9 fleurs sur 10 sont importées de l'autre bout de la planète et où les variétés botoxées et calibrées sont privilégiées, Fleurs d'Ici vous propose de redécouvrir au fil des saisons les variétés oubliées qui ont fait les belles heures de l'horticulture française.

Ces variétés sont vertueuses à maints égards, sur un plan environnemental d'abord (elles divisent par 30 les émissions carbone d'un bouquet par rapport à des fleurs importées) et sur le plan social et historique en protégeant les savoir-faire français et les emplois de ceux qui les perpétuent.

Chaque année pour la Saint Valentin, Fleurs d'Ici s'engage à vous faire (re)découvrir des alternatives à la rose rouge d'importation.
Après le mimosa en 2020, nous proposons cette année de donner une nouvelle jeunesse à une fleur utilisée il y a encore 50 ans pour déclarer sa flamme : la violette.

La violette, belle oubliée

La violette est une fausse ingénue. Petite et délicate, la fleur symbole de modestie a une histoire aussi envoûtante que son parfum.

Aujourd'hui discrète, elle a pourtant vécu une vie de fastes, arborée par les élégantes les plus en vue du XIXème siècle et s'exportant dans les lieux courus de l'époque.

Pour la Saint Valentin 2021, Fleurs d'Ici vous fait (re)découvrir cette fleur au charme sans pareil.

Au menu :
1. L'histoire de la violette
2. Une fleur, des producteurs
3. A la découverte du village de Tourettes sur Loup
4. Notre bouquet Luis Mariano
5. La violette dans l'art
6. Le violet, back to the future
7. La violette, symbole des difficultés de l'horticulture française










Violettes et paillettes

La violette est bien connue depuis l'Antiquité pour son puissant parfum mais aussi pour ses vertus médicinales, notamment pour les maladies respiratoires.

Au 18ème siècle, les violettes étaient utilisées dans les produits de beauté et parfum. Elles étaient portées en boutonnière, sur les chapeaux ou confectionnées en petit bouquet pour aider à mieux supporter l'odeur des grandes villes alors nauséabondes.

Au début du 19ème siècle, l'Impératrice Joséphine de Beauharnais faisait cultiver des violettes au sein de sa collection botanique du Château de Malmaison. On raconte que le jour de sa rencontre avec Napoléon Bonaparte, Joséphine lui aurait remis le bouquet de violettes qu'elle arborait à la ceinture. Dès lors, Napoléon en offrira un à l'Impératrice à chacun de leur anniversaire de mariage.

Du fait du temps clément de la Côte d'Azur, la reine Victoria passait beaucoup de vacances sur la French Riviera, souvent en hiver et au printemps, au moment de la floraison des violettes. Elle semblait particulièrement férue de cette dernière et dans son journal évoque plus d'une centaine de fois la discrète fleur chère à son cœur depuis sa jeunesse princière. Les fleurs étaient même cultivées par centaines au château de Windsor pendant son règne.
Avec l'appui de la reine, la violette se hissa au statut de fleur à la mode à l'international.

C'est aussi à cette période que l'utilisation de la violette dans la parfumerie atteint son apogée. Des centaines de tonnes de fleurs et feuilles de violettes sont utilisées dans le Sud-Est de la France dans la région de Grasse.

La fleur à l'entêtant parfum fut aussi prisée par la cour du Second Empire avec Napoléon III et l'Impératrice Eugénie. Lorsqu'ils furent forcés à l'exil, ils emportèrent leur passion pour la variété des "violettes de Parme" au Royaume-Uni.

Dans les années 1880, 6 millions de bottes de violettes étaient vendues chaque année à Paris et cet emblème de la “French Touch” s'exportait vers toutes les capitales européennes, de Londres à Saint Pétersbourg.

La violette vue par...

Une fleur, des producteurs

A cette époque, la fleur est cultivée en France dans 3 régions principales : le bassin parisien, Toulouse et la Côte d'Azur. Elles étaient vendues en plants, en fleurs coupées, en fleurs confites et bien sûr pour les différentes maisons de parfums qui l'utilisaient dans leurs formulations.
Elle faisait alors les riches heures de milliers de familles de producteurs.

La concurrence des fleurs d’importation produites dans des fermes industrielles qui s’est développée dans les années 1970 a eu raison de la belle : il ne reste aujourd’hui qu’une poignée de producteurs artisanaux, situés dans la région toulousaine et dans l’arrière-pays niçois. Sur la Côte d'Azur, il y avait autrefois 1000 hectares dédiés à sa culture, aujourd'hui il en reste une petite dizaine

La violette de Tourettes-sur-Loup

A la fin du XIXème siècle, le village s'est spécialisé dans la production de la violette. Il y a eu jusqu’à 40 producteurs dans le village, aujourd'hui ils ne sont plus que 3.

Jérôme et Florence font partie de l'une des 3 familles à perpétuer la tradition avec amour et ce sont les délicates violettes de la variété Victoria, variété très odorante nous rappelant une certaine reine anglaise, que nous vous présentons pour célébrer votre amour cette année.

Découvrez les producteurs de Tourettes-sur-Loup dans ce reportage TF1
Pour en savoir plus sur le village et le type de culture qui y est pratiqué, rendez-vous ici.

Une histoire de famille

En préparation de cette Saint-Valentin, nous nous sommes rendus à Tourrettes-sur-Loup, à la rencontre de la famille qui produit les violettes de notre bouquet Luis Mariano. 

Jérôme et Florence sont frères et soeurs. Ils ont repris l’exploitation de leurs parents qui s’étaient installés à Tourrettes-sur-Loup dans les années 70.

A l'époque, ils cultivaient des oeillets et avaient un petit carré de violettes qui poussaient à côté de leurs serres. Leur père, passionné d’horticulture et un brin innovant, a alors commencé à cultiver la violette Victoria. 

Jérôme et Florence ont toujours baigné dans la violette, entre parade en chars  pour  la Fête de la Violette, marchés et cueillettes. Avec le même esprit entrepreneurial que leur père, ils ont décidé de diversifier les débouchés de leur production pour ne pas dépendre seulement des fleurs coupées et des commandes des grands industriels du parfum. Ils ont ainsi décidé de se lancer dans la confection artisanale de confiseries en cristallisant eux-mêmes les violettes. 

Une culture de précision 

La récolte des violettes demande un savoir faire particulier et un geste bien précis pour garder la tige. Elle a lieu du début de l'hiver à la fin du printemps. 

Au printemps, pic de production, elles sont principalement récoltées pour être cristallisées. La technique de cueillette est différente puisque cette fois-ci le but est de ne récolter que la fleur en elle-même. 

A la fin de la saison, entre mai et juillet, c’est la feuille qui est récoltée. Elle est envoyée directement à Grasse pour être transformée en « concrète » (première extraction des feuilles) puis en absolu (fragance obtenue à partir de la concrète) et rentre dans la composition de nombreux grands parfums.

Autrefois leurs parents cultivaient en lutte conventionelle, avec près de 40 traitements chimiques par an. Depuis Jérôme et Florence ont décidé de se tourner vers une production plus raisonnée. Leurs serres (non chauffées) et la culture suspendue permettent de supprimer le désherbage chimique ou manuel. 

Un bouquet d'exception française

Le bouquet Luis Mariano

Non seulement devenue rare, la violette est aussi une fleur dont la culture demande toutes les attentions. Essentiellement basée sur le travail manuel, elle demande une dextérité particulière pour la récolte et la confection des bouquets. 

Fleurs d’Ici, entreprise à mission au service de la sauvegarde de l’horticulture française, met la violette, ses producteurs et leur savoir-faire à l’honneur pour la Saint Valentin 2021.
Parfumé, délicat et symbole de ce savoir-faire unique, le bouquet “Luis Mariano” a été imaginé pour nous rappeler que l’ ”amour est un bouquet de violettes.”

Si vous souhaitez soutenir les producteurs et la filière horticole, si durement éprouvée par la crise sanitaire, faites le choix de fleurs d’exception françaises !

Découvrez notre bouquet de violettes cultivées par Jérome et Florence.
La cueillette et réalisation du bouquet de violettes nécessitant un savoir-faire et une organisation particulière, le bouquet Luis Mariano est disponible à la vente en quantité limitée et jusqu'au 5 février seulement pour vous garantir des fleurs cueillies à parfaite maturité, fraîches et parfumées à souhait. 

Il sera livré au choix du vendredi 12 au dimanche 14 février à Paris et petite couronne et le samedi 13 février pour le reste de la France.

7 anecdotes sur la violette

1. Napoléon Bonaparte a été surnommé « Père la Violette » ou « Caporal Violette » lorsque, au moment de son départ en exil vers l'île d'Elbe, il déclara à ses soldats qu'il « reviendra avec les violettes », soit au printemps. 

2. Le parfum de la violette endort les nerfs olfactifs si bien que l'on finit par ne plus sentir son parfum. C'est pour cela qu'en parfumerie, ce ne sont pas les fleurs de la violette qu'on distille mais les feuilles.

3. Pendant la Révolution Française, la violette est tellement prisée que les bouquetières de Paris qui en vendent sont taxées et leur commerce devient très réglementé. 

4. En 1919 a lieu le premier vol postal entre la France et le Maroc, de Toulouse à Casablanca. Afin de prouver la rapidité du transport aérien, Pierre Georges Latécoère emporte à bord le journal, daté de la veille du départ, et un bouquet de violettes, qu’il remet au Maroc au Général Lyautey. Les violettes, emblème de Toulouse, étaient aussi fraiches à l'arrivée qu’au départ !

5. A Toulouse, il y a chaque année une élection de "Miss Toulouse Reine de la violette"

6. Les courtisanes du XIXème rivalisaient parfois d'imagination : l'une des plus célèbres, se montrait parfois nue sur un lit de violettes à ses invités.

7. La violette est encore très présente dans les parfums de nos jours, avec notamment les parfums Paris de Yves Saint Laurent et Insolence de Guerlain.

La violette dans l'art

Le violet, back to the future

Mauve mania

Pendant la période victorienne, plus précisément des années 1850 à 1860, la couleur violet déchaine elle aussi les passions.

Il se trouve qu'en 1856, un jeune chimiste découvrit par hasard comment teindre les vêtements en violet, couleur jusque là très compliquée à reproduire.

La reine Victoria porta une robe violette en soie à l'Exposition Universelle de 1862. L'Impératrice Eugénie portait quant à elle portait des robes de cette teinte pour les cérémonies de l'Etat.

Difficile de savoir qui de la couleur ou de la fleur fut la précurseuse mais nous ne pouvons pas nous empêcher de penser que cela n'est pas qu'une simple coïncidence...

Violet(te), le retour

En 2018, le cabinet de tendances de Pantone présente la couleur "Ultra Violet" comme couleur de l'année.

Depuis, la couleur sort des placards de nos grands-mères pour devenir petit à petit le coloris que les filles en vue s'arrachent. Vu à la sortie des défilés, porté par les femmes présentes à l'investiture de Joe Biden, le violet est de nouveau visible partout.
Et cela n'a rien d'étonnant : il est surtout la couleur des suffragettes et plus largement de la cause féministe.

Du violet dans les rues et dans les hautes sphères du pouvoir, la violette prépare elle aussi son grand retour !

Du violet victorien au violet de 2021

Femme en violet

Pál Szinyei Merse - 1874

Photographie de la Princesse Victoria

1858 - La Princesse Victoria était la fille aînée de la reine Victoria

Linda Tol à la Fashion Week automne-hiver 2019-2020 de Milan

© Diego Anciano

Kamala Harris et Jill Biden à l'nvestiture de Joe Biden

© MAXPPP

Jeanette Madsen à la Fashion Week automne-hiver 2020-2021 de Copenhague

© Christian Vierig

L’horticulture, un marché mondialisé très polluant

La violette est un symbole malheureux de la situation de l’horticulture française qui se réduit aujourd’hui à peau de chagrin : depuis 1972, 9 horticulteurs sur 10 ont mis la clef sous la porte et ce sont désormais 9 fleurs sur 10 qui sont importées en avion depuis le Kenya ou la Colombie, à grand renfort de C02.

Entreprise à mission au service de la relocalisation de l’horticulture française, Fleurs d’Ici cherche à sensibiliser les Français.es à la question de la provenance et de la saisonnalité des fleurs, en mettant en lumière des variétés patrimoniales oubliées.

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