Voyage au royaume des pivoines

Les grandes reines du printemps

Chaque printemps, vous êtes nombreuses et nombreux à attendre avec impatience le retour des pivoines. Et pour cause, leur charme romantique et la douceur des parfums qu’elles exhalent ont tout pour nous séduire. Mais connaissez-vous réellement l’histoire de ces fleurs qui ont su, grâce à leur robustesse et à leurs évolutions, traverser les siècles et les continents ?

À l’approche de la fête des mères, période pendant laquelle la saison des pivoines bat son plein, on vous emmène à la découverte de ces grandes reines du printemps. On vous dira tout (ou presque !) sur leurs origines, leurs vertus et les spécificités de leur culture. 

Fidèles à notre mission d’ambassadeurs de la filière horticole, nous vous proposons également cette année une offre de pivoines françaises qui vous seront livrées en circuits courts. Fleur de Pêcher, Wladyslawa, Duchesse de Nemours, Karl Rosenfield…. Fleurs d’Ici met à l’honneur des variétés exceptionnelles, cultivées par Anne et Jean-Hugues, nos producteurs partenaires installés dans les contrées bourbonnaises de l’Allier, en Auvergne-Rhône-Alpes.

Nous vous invitons également à découvrir notre bouquet spécial fête des mères, mêlant des pivoines de nos régions aux plus belles fleurs du moment.

L’occasion de vous faire plaisir et de combler vos mamans, tout en soutenant le made in France.

Au menu :

6 anecdotes sur la pivoine qui vont vous surprendre

1. La pivoine de Chine (en latin paeonia lactiflora, en référence à son aspect laiteux), originaire d’Asie centrale, est aujourd’hui l’espèce la plus répandue. Plus spécifiquement, c’est la variété “Sarah Bernhardt”, nommée ainsi en hommage à la célèbre actrice de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, que l’on retrouve le plus souvent sur les étals des fleuristes.

2. Ce n’est que depuis une vingtaine d’années que la pivoine bénéficie d’un véritable regain d’intérêt, notamment en France. Elle fait désormais partie des fleurs les plus achetées à l’occasion de la fête des mères, juste derrière la rose (les deux espèces représentant respectivement 8% et 30% durant cette fête calendaire en 2020).

3. Les pivoines se cultivent sur presque tous les continents et elles poussent même en Alaska ! Elles bénéficient en effet d’un ensoleillement polaire constant pendant l’été et fleurissent au mois de juillet, au moment où la fleur disparaît des étals du reste du monde. Les pivoines d’Alaska sont particulièrement grandes et leur diamètre peut atteindre 20 cm.

4. Pivoine est le nom d’un roman historique écrit par l’auteure américaine Pearl Buck et publié en 1948. Ce livre retrace le parcours de Pivoine, une jeune esclave travaillant pour une famille juive dans la Chine d’avant Mao. Une histoire dans la lignée d’autres écrits de la romancière sur l’Asie qui lui ont valu le Prix Nobel de littérature.

5. Depuis l’Antiquité, la pivoine est appréciée pour ses propriétés médicinales. L’origine du mot pivoine serait lui-même apparenté à Péan, un dieu guérisseur dans la mythologie grecque (à ne pas confondre avec Pan, le dieu des bergers et troupeaux !). La légende raconte que lorsque Péan, disciple d’Esculape (dieu de la médecine) guérit Hadès, son maître, se sentant humilié, tente de le tuer. Afin de le protéger, Hadès intervient et décide de le transformer en pivoine. 

6. Les fourmis sont attirées par le nectar sucré sécrété par les pivoines et il est courant d’en trouver sur les boutons de ces fleurs. Leur présence n’est pas néfaste pour la plante, bien au contraire : elles permettent d’empêcher d’autres insectes comme les pucerons de s’installer et nettoient naturellement la fleur de ses spores de maladies. Donc si vous voyez des fourmis sur les pivoines de votre jardin, laissez-les faire, elles sont vos alliées ! 

L'épopée d'une fleur singulière remise au goût du jour

Une grande histoire de famille

On parle souvent de “la pivoine” au singulier alors qu’il serait plus juste de parler “des pivoines” tant les espèces et variétés qui existent sont nombreuses. Les pivoines présentent toutes des caractéristiques spécifiques qui rendent chaque fleur unique : sa période de floraison, sa forme, sa couleur, son parfum…

En botanique, le genre des pivoines est rattaché à la famille des Paeoniaceae et rassemble une quarantaine d’espèces que l’on peut classer en trois grandes catégories :

- Les pivoines herbacées : ce sont des plantes vivaces compactes qui poussent à même le sol et dont floraison s’étale de la fin mars à la mi-mai. 

- Les pivoines arbustives : elles sont plus robustes et croissent année après année autour d’un tronc formant un petit arbuste. Leurs tiges sont plus rigides que leurs cousines herbacées et leur floraison est légèrement plus tardive. 

- Les pivoines Itoh : ces pivoines sont le résultat des travaux d’hybridation menés au Japon par le pépiniériste Toichi Itoh. Après des milliers de tentatives de croisement entre des pivoines arbustives et herbacées, ses recherches sont finalement couronnées de succès en 1948. Les pivoines Itoh sont notamment réputées pour la durée de leur floraison et leur longévité exceptionnelle.

Plante robuste, la pivoine apprécie un fort ensoleillement en été et un hiver rude. Certaines variétés résistent ainsi à des températures pouvant aller jusqu'à -20°C ! Leur floraison est généralement très courte, allant de quelques jours seulement à 3 semaines. On distingue ainsi les pivoines précoces, intermédiaires et tardives.

Une plante aux nombreuses vertus thérapeutiques

Si elles sont aujourd’hui célébrées pour leur aspect décoratif, c’est avant tout pour leurs vertus médicinales que les civilisations antiques se sont intéressées aux pivoines, dont le nom vient du grec ancien païônía qui signifie “propre à guérir”, “salutaire”.

Dans l’Antiquité, les grecs employaient fréquemment les racines de la pivoine officinale pour traiter divers maux : épilepsies, douleurs intestinales, maux de tête, problèmes de sommeil... De fait, les racines de la pivoine présentent des propriétés antispasmodiques, sédatives et analgésiques. Les pétales disposeraient quant à eux de qualités anti-inflammatoires et antibactériennes qui permettent des usages notamment dans le cadre d’applications cutanées. 

On retrouve aussi la pivoine dans la pharmacopée traditionnelle chinoise où elle est utilisée pour traiter les problèmes sanguins, réguler le foie et rééquilibrer le yin. Les racines des pivoines sont prodiguées aux patients qui les consomment crues ou cuites. Des vertus qui auraient poussé l’empereur Yang Ti (605-618) à élever la pivoine au rang de fleur nationale et à la placer sous protection impériale, tout comme les chrysanthèmes. À partir du Xe siècle, les pivoines commencent à être cultivées pour leur beauté singulière (et non plus seulement leurs vertus thérapeutiques) et deviennent ainsi la coqueluche des jardiniers de l’Empire du Milieu.

Une fleur à la conquête de l’Occident

Ce sont les variétés chinoises que les européens découvrent à partir du XVIIIe siècle, rapportées d’un voyage au Royaume-Uni par un certain Peter Pallas en 1784. Mais c’est surtout Sir Joseph Banks qui diffuse la plante avec trois cultivars herbacés de la Paeonia lactiflora. Le premier était blanc, d’où le nom lactiflora (fleur laiteuse), le second était une fleur double de la même couleur et le dernier cultivar était d’un rouge sombre. C’est à partir de ces trois variétés que se développe la grande diversité de formes et de couleurs des pivoines en Europe. C’est plus particulièrement en France que l’on s’adonne aux hybridations à des fins de recherche de styles. Victor Lemoine et François Félix Crousse, parmi de nombreux hybrideurs, introduisent quelques 400 nouvelles variétés, cultivées sous serres, leurs tiges ne résistant pas au vent.

Des années 1850 à 1920, c’est bel et bien l’âge d’or de la pivoine. Elle se démocratise rapidement, alliant la beauté à une grande capacité d'adaptation au climat européen. On la retrouve figurant dans de nombreux tableaux impressionnistes, en particulier ceux de Manet qui lui voue un véritable culte.

Je t’aime, moi non plus : adulée un temps puis délaissée, la pivoine fait aujourd'hui son grand retour

Après cet âge d’or de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, la pivoine tombe quelque peu en désuétude. Le nombre de pépinières horticoles la cultivant se réduit drastiquement et elle devient alors une plante commune des jardins et potagers français. Elle perd aussi ses lettres de noblesse dans le monde de l’art et de la composition florale.

Cette perte d’intérêt se cristallise suite aux deux Guerres mondiales, période qui coïncide avec la montée en puissance de l’industrie horticole. De nombreuses fleurs jugées “bucoliques” sont alors délaissées au profit d’espèces en apparence plus sophistiquées et, bien souvent, davantage standardisées, à l’instar de la rose d'importation

Mais depuis une vingtaine d’années, la pivoine déchaîne de nouveau les passions ! Portée par un retour à l'authenticité et au naturel, elle a désormais le vent en poupe dans le monde entier. 

En tant que fleur coupée, la pivoine est aujourd’hui produite aux quatre coins du monde : sur le continent américain, en Europe, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient, en Océanie… La valeur du marché mondial des pivoines s'élèverait à 475,1 millions de dollars USD en 2020 et, d’après les prévisions, elle pourrait atteindre 597,8 millions d’ici 2026. Grâce à leur logistique de pointe et à leurs méthodes de culture intensives, ce sont les Pays-Bas qui dominent actuellement le marché mondial en termes de volume de production et de revenus annuels, suivis de près par d’autres pays comme les Etats-Unis et la Chine.

La culture de pivoines en France

Une tradition qui se perpétue

À l’échelle nationale, la pivoine fait l’objet d’une production horticole relativement dispersée sur l’ensemble du territoire, avec des méthodes culturales beaucoup plus respectueuses de l'environnement que chez nos voisins hollandais.

Historiquement, la production de pivoines s’est d’abord développée dans le bassin parisien, où elle était traditionnellement couplée à l’arboriculture pour des raisons de complémentarité et d’association végétale. Désormais, elles se cultivent en plein champ dans un grand nombre d’autres régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes, les Pays-de-la-Loire, le Centre-Val de Loire ou encore la Normandie. Les pépiniéristes des Pivoines Rivière, qui ont débuté leur activité dans le Rhône en 1849 avant de s’installer à Crest dans la Drôme, font notamment partie des plus anciens producteurs français de pivoines.

Mais la grande renommée de la pivoine en France résulte essentiellement de sa culture dans le sud de la France et plus particulièrement dans le département du Var, autour de Toulon. Dans ce bassin horticole, on dénombre actuellement 160 horticulteurs spécialisés dans la production de pivoines qui sont rattachés à la SICA (Société d’Intérêt Collectif Agricole) du marché aux fleurs d'Hyères. Plus de 150 hectares de surfaces agricoles seraient dédiés à la culture de cette fleur, devenue un symbole et un moteur de l’activité économique locale.

Le bassin hyérois, territoire clé de la filière horticole

La culture de la pivoine dans le Var n’était, jusque dans les années 1990, qu’une production de niche. Ce n’est que 10 ans plus tard qu’elle prend son véritable essor. Aujourd’hui, elle permet de garantir et de soutenir l’activité d’un grand nombre de producteurs de fleurs coupées. Au printemps, les pivoines produites sur le territoire alimentent le marché national mais aussi international, au point d’être devenues des trésors très convoités qui font l’objet d'une spéculation intense. Elles sont en effet considérées comme des fleurs d’exception et s’arrachent à prix d’or pendant la saison printannière.

La vente de pivoines varoises a doublé ces 10 dernières années et sur 30 ans, le volume commercialisé sur le marché aux fleurs d’Hyères est passé de 200 000 tiges annuelles à plus de 10 millions, dont la moitié destinée à l’exportation vers des pays étrangers.

Mais quels sont les facteurs qui ont permis à la production de pivoines de progresser autant ces dernières décennies ?

Les ressorts de la success story varoise

La pivoine passe une grande partie de l’année sous terre et son cycle de végétation figure parmi les plus courts des espèces florales. Dans le Var, la période de production s’étend de la mi-mars à la mi-mai. La précocité de cette culture, associée à ses volumes, permettent à la France de figurer parmi les premiers producteurs mondiaux de pivoines durant cette période.

 C’est le climat méditerranéen dont bénéficie le Var qui favorise la précocité de cette production (hivers frais, printemps avancé et ensoleillement important), même si les changements climatiques tendent à fragiliser cet équilibre.

L’importance de la culture de la pivoine dans le bassin hyérois s’explique aussi par les reconversions horticoles qui se sont opérées au début des années 2000. De nombreux producteurs locaux qui cultivaient initialement des roses se sont en effet tournés vers les pivoines, car celles-ci permettent une production à la fois plus respectueuse de l’environnement et rentable. Le coût de l’énergie nécessaire au chauffage des serres, les contraintes liées à l’utilisation des produits phytosanitaires ainsi que la concurrence étrangère ont en effet incité beaucoup de producteurs varois à abandonner la rose au profit de la pivoine dans le cadre de productions plus extensives, demandant moins d’intrants.

Avec Fleurs d’Ici, découvrez les plus belles variétés de pivoines de nos régions

En bouquets ou en brassées, célébrons nos mamans avec des pivoines 100% françaises

En 2020, nous n'avions pas été en mesure de vous proposer des pivoines pour la fête des mères : les mois d'avril et mai s'étaient montrés particulièrement chauds et ensoleillés, aboutissant à une floraison précoce de ces grandes reines du printemps. Cette année, grâce à un climat plus “classique” (bien qu'incertain et capricieux !), nous avons de nouveau le plaisir de pouvoir renouer avec cette tradition et de célébrer toutes les mamans avec des pivoines 100% françaises !

Nous vous invitons à découvrir notre bouquet spécial fête des mères qui se compose des plus belles pivoines et fleurs du moment (pois senteur, viburnum, giroflées, roses...). Il sera réalisé par notre communauté de fleuristes engagés à nos côtés, sélectionnés pour leurs savoir-faire d'exception et présents partout en France.

À l’image de nos mamans, chaque composition sera unique et confectionnée dans le style “jardin anglais” propre à Fleurs d’Ici. 

L’occasion de combler vos mamans tout en soutenant l'emploi local et en préservant la planète. 

Wladyslawa, Duchesse de Nemours, Karl Rosenfield…. Nous mettons également à l’honneur des brassées composées de variétés de pivoines rares et exceptionnelles, aux parfums délicats et envoûtants. Et pour commencer, nous vous invitons à découvrir les pivoines de la variétés “Fleur de Pêcher”, un nom qui évoque l’association traditionnelle des cultures horticoles et arboricoles. Avec leurs fleurs doubles et charnues, ces pivoines révèlent un rose nacré très tendre lorsqu’elles éclosent et prennent des teintes allant vers le blanc au fil de leur floraison. Leur cœur présente de jolis reflets jaune plus foncé au centre. Ce sont également des variétés subtilement parfumées.

Les brassées seront envoyées directement de la ferme florale de nos producteurs partenaires situés dans l'Allier afin de vous garantir un maximum de fraîcheur. Attention, les stocks sont limités !

De nouvelles variétés seront à l'affiche semaine après semaine.

Reportage chez nos partenaires, les Pivoines de Tronçais

Anne et son mari Jean-Hugues sont agriculteurs dans l’Allier. Dans les contrées bourbonnaises, à proximité de la forêt de Tronçais, ils s’occupent d’un domaine hérité d’une tradition familiale. Il y a 6 ans, ils ont décidé de diversifier leur activité céréalière en s’orientant vers la production de pivoines. Ils cultivent aujourd’hui une quarantaine de variétés dont nous vous proposerons une sélection dans les semaines à venir.

Rencontre avec une horticultrice passionnée par son métier.

Pourquoi avez-vous choisi de cultiver des pivoines ?

“La culture de pivoines, qui s’effectue en plein champ, nous a permis de réinvestir le savoir-faire agricole que nous avons acquis grâce à notre ferme céréalière, tout en nous inscrivant dans une démarche de complémentarité de ces deux activités. Cette recherche de diversification est aussi le fruit d’une réflexion sur la valorisation de nos ressources en eau que nous utilisons pour l’irrigation. Par ailleurs, les pivoines se plaisent beaucoup dans nos sols riches en fer et en manganèse. Et puis ce sont de très beaux produits ! Toutes les pivoines ont leurs spécificités, leurs rythmes de floraison et c’est passionnant de les travailler.”

La pivoine a pourtant longtemps été délaissée et ce n’est que depuis une période relativement récente qu’elle bénéficie d’un regain d’intérêt. Comment percevez-vous cette évolution ?

“La pivoine a le vent en poupe depuis quelques années, ce qui nous a confortés dans notre choix de la cultiver. Depuis 2 ans, on constate qu’il y a une forte demande pour une production saisonnière et locale. La plupart des fleuristes avec lesquels nous travaillons en direct nous disent qu’ils se sont lassés de la pivoine hollandaise très standardisée. Ils cherchent davantage à s’approvisionner auprès de producteurs qu’ils connaissent et avec lesquels ils peuvent échanger. Cela leur permet aussi de pouvoir raconter une histoire à leurs clients qui sont de plus en plus sensibles à la provenance des fleurs.”

Quelle est votre variété de pivoine préférée ?

“C’est une question vraiment difficile ! Si je devais en choisir une, je dirais que c’est la variété Lady Orchid qui est ma préférée car elle est très parfumée et pleine de surprises. Chaque année, elle fleurit d’une manière un peu différente. En 2019, elle était un peu plus crème. L’année dernière, elle avait un cœur plus foncé et elle était mouchetée au niveau des boutons.” 

Et votre moment favori ?

“La pivoine sort de terre en mars et on la récolte en bouton en mai : elle se développe donc très rapidement et en peu de temps. La puissance de la pousse des végétaux au printemps est incroyable et chaque année, c’est une source d'émerveillement. J’aime énormément la période actuelle (début mai) car la plantation commence à devenir belle avec sa forêt de boutons floraux. La cueillette est aussi un moment formidable. C’est intense, on court partout et on ne dort pas beaucoup mais j’adore ça !”

C’est bientôt la fête des mères ! Que vous évoque la notion de maternité dans votre métier d'horticultrice et d'agricultrice ?

“Spontanément, quand je pense à mon métier et à la parentalité, c'est la valeur de l’humilité qui me vient en tête. Les parents éduquent leurs enfants mais chacun évolue ensuite de façon libre. Quand on cultive, c’est la même chose : on observe, on répond aux besoins qu’on identifie, on accompagne… Mais nous n’avons pas forcément de prise sur certains éléments, comme les aléas climatiques. On ne maîtrise par exemple pas les gelées qui sont survenues cette année et qui ont impacté nos productions. Il faut donc savoir rester humbles devant la nature et en prendre soin pour nos générations futures.”

Une source d'inspiration pour de nombreux artistes

Les pivoines s'invitent aussi chez les people !

Fermer (esc)

Popup

Use this popup to embed a mailing list sign up form. Alternatively use it as a simple call to action with a link to a product or a page.

Age verification

By clicking enter you are verifying that you are old enough to consume alcohol.

Panier

Votre panier est vide.
Boutique