Fleurs d'Ici

Histoires de fleurs · Printemps

Ça bourgeonne, mais ça bourdonne aussi

90 % des fleurs dépendent des insectes pollinisateurs. Des plantes mellifères aux abeilles noires d’Ouessant, petit plaidoyer pour nos butineuses.

Un horticulteur au milieu d'un champ de cosmos roses en Mayenne
La ferme florale d’Éric Thiélin, en Mayenne
« Mars, avril au doux sourire, mai fleuri, juin brûlant, tous les beaux mois amis ! »Victor Hugo

Lilas, asters, campanules, œillets : au printemps, la nature renaît et voit le retour des abeilles et des autres insectes pollinisateurs, qui contribuent à la biodiversité et au bon fonctionnement de tout l’écosystème. Les premières fleurs de la saison sont d’ailleurs souvent jaunes, couleur que les abeilles, qui ne voient qu’une partie du spectre, repèrent le mieux.

Des plantes fleuries pour sauver les abeilles

90 % des fleurs dépendent de la pollinisation par les insectes. Or plus de 30 % des abeilles ont disparu, sous l’effet de l’agriculture intensive, du changement climatique et des pesticides. À l’occasion de la Journée mondiale des abeilles, le 20 mai, Fleurs d’Ici a noué en 2022 un partenariat avec une trentaine de producteurs français de petites plantes fleuries mellifères, particulièrement riches en nectar et en pollen. Offertes par des entreprises à leurs équipes, avec des sachets de graines, elles ont fleuri balcons et rebords de fenêtres, pour le plus grand bonheur des butineuses.

Une abeille butine des fleurs de mélilot blanc
Abeille sur un mélilot blanc. Photo : Ivar Leidus, CC BY-SA 4.0
Une abeille butine un aster d'automne
Abeille sur des asters d’automne. Photo : William Warby, CC BY 2.0

Les abeilles noires d’Ouessant

Un apiculteur inspecte une ruche, abeille sur une fleur et prairie fleurie
Le Conservatoire de l’abeille noire de l’île d’Ouessant. Photo : Fleurs d’Ici

Pour chaque plante et chaque sachet vendus, Fleurs d’Ici a reversé un euro au Conservatoire de l’abeille noire de l’île d’Ouessant, dans le Finistère. C’est sur cette île protégée que résistent les dernières abeilles noires, sentinelles de notre écosystème. Dans un environnement sans pollution, et grâce aux actions du Conservatoire, elles vivent à l’abri des pesticides, des prédateurs et du varroa, ce terrible acarien porteur de virus.

Cultiver des fleurs locales, sans traitements inutiles, et laisser fleurir les talus et les jardins, c’est aussi nourrir les pollinisateurs : les fleurs et les abeilles ont besoin les unes des autres.

Article tiré de la newsletter Fleurs d’Ici d’avril 2022.

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